30 août 2006
Sommaire
Une rencontre avec "Je t'aime"
CHAPITRE I :
- Le coeur gros comme çà
- Non,
- 14 ans, cœur vaillant ?
- Route sans issue
- Que faire?
- Bonne nuit!
- Leçon n°1
- Au quatrième sous-sol
- Elle est sublime!
- Les deux sous la main.
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CHAPITRE II :
CHAPITRE III :
N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur ce sommaire ou sur le post lu. Toutes les critiques sont bienvenues et je triendrai compte de vos remarques. D'avance merci.
06:30 Publié dans Une rencontre avec "Je t'aime" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog, littérature, écriture, nouvelles et textes, prose, perso, homosexualité
Amour normal
Je ne savais pas si elle avait eu le temps de raconter la conversation qu’elle avait eu avec Richard à mon père, mais je sentais quand même un regard interrogateur dans les yeux de mon père.
Les conversations tournaient autour de l’école, des parents de la musique, bref tout le monde essayait de s’adapter à la situation assez étonnante que nous étions en train de vivre.
J’étais amusé par le regard attendri que lançait de temps en temps à Richard, montrant la compassion qu’elle avait pour ce jeune homme amoureux de son fils mais qui ne pourrait jamais l’avoir. Cela m’amusait doublement parce que dans un premier temps, elle se plantait royalement sur notre relation et cela m’arrangeait bien, et dans un deuxième temps, elle l’aurait fusiller du regard si elle pensait que c’était moi l’amoureux transit et éconduit !
Le repas se passait plutôt dans une bonne ambiance, jusqu’à ce que mon père mette les pieds dans le plat en me parlant de Sandrine.
Je lui expliquai qu’avec Sandrine, c’était fini, et que maintenant, j’étais avec Corinne, donc il ne fallait pas trop compliquer les choses en en parlant. Visiblement, il n’avait pas eu le temps de parler à ma mère ou elle ne lui avait pas tout dit car il lança :
« - Quand je pense que ta mère te croyais amoureux de Richard, c’était vraiment du n’importe quoi. Et se tournant vers ma mère, tu vois notre fils est normal !
- Papa, dis-je, je ne vois pas la normalité la dedans
- Oui fit ma mère, pourquoi tu dis normal ? il aime les filles voilà tout
- Non mais c’est le monde à l’envers, dit mon père, c’est toi qui me dis cela, alors que ce matin encore tu le traitais d’anormal parce que tu le disais amoureux de son copain
- Non, je ne disais pas anormal
- Bon écoute, on ne va pas se battre maintenant, devant tout le monde, mais tu es de mauvaise foi, en tout cas, tu vois, ces deux garçons ils sont saints
- Votre fils l’est peut-être ! lança Richard
- Pardon ? fit mon père
- Oui, votre fils l’est peut-être, mais je ne pense pas que lorsque deux garçons s’aiment cela en fait des êtres anormaux, immoraux, ou mal saint.
- Non, je n’ai pas vraiment voulu dire cela, mais..
- Cela m’arrangerait effectivement que vous n’ayez pas voulu dire cela, dit Richard en coupant la parole à mon père,( et je le trouvai vraiment audacieux)
- Pourquoi ? demandait mon père
- Tout simplement parce que je suis tombé amoureux de votre fils, et que je ne suis pas anormal pour autant. »
Un grand silence s’installa dans la pièce. Mon père regardait Richard, me regardait et fini par se tourner vers ma mère avec un regard interrogateur.
« - Nous n’avons pas eu le temps d’en reparler, dit ma mère, mais je t’expliquerai plus tard
- pourquoi plus tard, fit mon père, tout le monde est là alors autant en profiter
- Tout simplement parce qu’on peut mettre mal à l’aise ces jeunes, et ce n’est pas très malin
- Non madame, fit Richard, cela ne me met pas mal à l’aise (j’aurai préféré qu’il ne dise rien car moi j’étais très mal à l’aise)
- Bon alors moi j’ai une question, pour essayer de suivre l’histoire alors, fit mon père
- Je vous écoute dis Richard
- Hier, j’avais mon fils Yahn qui était avec Sandrine, et suivant les dires de ma femme, il était amoureux de Richard ; Pour finir ce matin, il est avec Corinne, n’est pas homo et c’est Richard qui est amoureux de mon fils, j’ai tout suivi là
- Parfaitement fit Richard, Hein Yahn ?
- Euh, oui, c’est cela, mais papa, je vois pas pourquoi vous tenez à tout savoir, c’est notre sauce à nous trois
- Euh tu m’excuseras mon fils, mais je suis quand même très intéressé de savoir si mon fils est hétéro ou pas
- Pourquoi ? fis je
- Mais pourquoi, je sais pas moi, fit mon père visiblement embarrassé
- Parce que c’est un handicap d’avoir un fils homo ? une honte ?
- Mais non, je n’ai jamais dis cela
- Non mais tu le penses, lui dis je, vous le pensez tout les deux, et cela me révolte. Tu crois que lorsqu’on est hétéro, homo, ou bi on l’a voulu ? on l’a choisi ? tu t’es levé un matin toi en te disant, tien si j’aimais les femmes ? (Richard rigolait doucement)
- Non, bien sûr que non, mais comprend aussi que pour des parents, c’est important de le savoir car c’est souvent source d’ennuis et de rejets, et aucun parent n’a envie que son enfant vive une situation comme celle là
- Mais si vraiment aucun parent n’avait envie de cela, alors il ne le ferait pas pour les autres enfants ! et il n’y aurait plus de problèmes. C’est parce que les gens qui n’ont pas de fils ou fille homo disent « les pauvres, ou beurk c’est dégueulasse » que les autres espèrent que leurs enfants ne le seront pas !
- C’est une bonne remarque, mon fils, et tu as raison, mais tu ne changeras pas le monde parce que tu as un copain homo
- Je ne veux pas le changer parce que j’ai un copain homo, je veux le changer parce que je suis…
- Il est dégoutté par tout les propos qu’il peut entendre à mon égard, car c’est mon meilleur pote, fit Richard en me coupant la parole pour m’éviter de dire ce que j’aillais dire, comprenant très bien que j’allais le regretter par la suite ; Votre fils est quelqu’un de très bien qui ne juge pas
- Merci richard, et toi aussi tu es quelqu’un de bien, ni anormal, ni mal saint, comme moi, nous sommes des garçons normaux
- Oui, fit Corinne, tout à fait normaux, et bien au dessus de la moyenne, questions garçons
On se mit à rire tous les trois.
Le repas se finit un peu plus calmement.
Nous étions resté l’après midi ensemble tous les trois, bien sagement dans ma chambre, assis derrière ma porte pour éviter d’être dérangés, les uns à côté des autres, collés, serrés.
Nous croisâmes nos mains tous les trois ensemble, en essayant de se promettre de ne jamais se faire mal mutuellement, nous savions tous que nous ne pouvions pas rester dans cette situation là bien longtemps sans que des conflits ou des jalousies naissent, mais on voulait se promettre de ne pas se déchirer.
Corinne nous laissa en fin d’après midi, nous embrassant l’un après l’autre tendrement. Je raccompagnai ensuite Richard au Bus, en lui disant que j’avais hâte d’être demain, au lycée, pour le revoir… Arrivé à l’arrêt de bus et avant qu’il n’arrive je mourrais d’envie de l’embrasser, il le lit dans mes yeux et me dit
« demain, essaie d’arriver un peu plus tôt, Rdv au même endroit que d’habitude, et on pourra se dire bonjour, comme on aimerait se dire au revoir maintenant ! » Il avait toujours la réaction et les phrases qu’il fallait pour me remonter le moral ;
Je venais de faire une rencontre, la rencontre avec l’amour, ma rencontre avec « Je t’aime ».
J’aurai pu finir cette histoire avec ils vécurent heureux, mais n’eurent pas d’enfant… mais non, cette phrase ne peut pas coïncider avec la suite…vraiment pas.06:26 Publié dans Nouvelle 1 - Chapitre III | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 août 2006
A trois? Ou pas?
Corinne sentait mon angoisse et était très câline avec moi, ce qui n’était pas pour me déplaire ! Elle me caressait les cheveux comme pour me recoiffer, me posait sa main sur ma joue, me faisait des petits bisous dans le coup en me disant « ne t’inquiète pas », bref faisait en sorte que le temps d’attente ne se transforme pas en moment d’angoisse intense. Cela me posait un problème
« Dis moi Corinne, je peux te poser une question,
- Tu viens de le faire là !
- Non sans rire,
- Mais vas y pose ! tu sais tu peux toujours poser des questions, ce n’est pas pour cela qu’on est obligé d’y répondre
- Oui, c’est clair mais c’est pas le but non plus
Je t’écoute
- J’arrive pas trop à savoir comment tu te places toi
- C'est-à-dire ?
- Ben, je pense que tu as compris que je suis attiré par toi, que tu me plais, qu’il y a un début pour moi avec ce qu’on a fait, mais que je suis vraiment et réellement amoureux de Richard.
- Oui, je l’ai bien vu, et cela me touche votre relation, elle est belle je trouve
- Mais par rapport à toi, cela ne t’embête pas ? es tu amoureuse de l’un de nous ?
- Non, cela ne m’embête pas, quand à ta deuxième question, je ne te répondrai pas
- Ah
- Non pas que je ne veule pas, mais je crois que là, à la minute même, je n’en sais vraiment rien
- Ah bon ?
- Oui, au risque que cela me fasse passer pour une salope parce que je couche avec vous
- Non, ça c’était un deal entre nous, on ne pense pas, ni l’un ni l’autre et je suis sûr que je peux m’avancer pour Richard, on ne pense pas que tu es une salope
- Oui, bon, enfin j’ai couché avec vous parce que vous me plaisiez, tous les deux, parce que tu étais puceau et que cela me plaisait aussi, parce que vous étiez ensemble et que cela m’excitait, mais je ne pense pas que je l’ai fait parce que j’étais amoureuse de vous ;
- Je comprends
- Oui mais là où cela se complique, c’est que maintenant que je l’ai fait, j’ai de l’affection pour vous deux, des sentiments forts je le sens, de l’amour peut-être mais je n’en sais rien, mais surtout, je ne saurai pas choisir, vous êtes à la même place, alors c’est aussi pour cela que cela me fait peur d’appeler cela de l’amour.
- Oui…
- Tu vois, toi tu me dis qu’en fait tu m’aimes, sans me le dire vraiment mais en me le faisant comprendre mais tu me dis aussi que tu aimes « VRAIMENT » Richard, donc tu es capable de faire la différence, si je te disais choisi entre lui et moi, je sais qui tu choisirais, et toi aussi tu le sais
- Oui, c’est vrai, je suis désolé
- Non, ne le sois pas, le choix est logique et surtout normal, moi je ne saurais pas le faire, c’est moi qui devrait être désolée, c’est pour cela que je ne veux pas parler d’amour, pour ne pas me rendre malheureuse si je perd l’un de vous, ou les deux.
- Mais en imaginant que Richard soit dans la même situation que moi, mais que l’on en veule pas te perdre non plus, tu ferais quoi ?
- En gros, tu me proposes le ménage à trois, on en revient au point de départ !
- Oui, je sais, mais tu vois, si vraiment tu ne veux pas, tu pourrais trancher toi
- Oui, enfin tu me donnes pas le rôle le plus facile, et si tu demandais à Richard
- Oui, je peux lui demander, mais puisqu’au fond de toi, tu ne sais pas si c’est de l’amour, c’est peut être plus facile de trancher maintenant pour toi, non ?
- Ce n’est pas plus facile, je ne pense pas car, comme je te l’ai dit, je refuse de penser que c’est de l’amour pour me préserver… donc
- Et tu es capable de vivre cette relation ? à trois ?
- Capable, oui je le pense, quand à savoir si j’en ai envie, non pas vraiment. On va se faire du mal à mon avis
- Oui, c’est ma peur aussi.
- Et si Richard me choisissait
- Euh, j’aime mieux pas y penser
- Non mais, est ce que tu m’en voudrais ?
- T’en vouloir à toi non, je ne crois pas, mais être anéanti par la perte des deux personnes que j’aime, oui, c’est clair
- Surtout par la perte de Richard
- Mais je t’aime beaucoup aussi
- Oui mais tu aimes Richard VRAIMENT
- Le mot ne t’a pas plus
- Non, j’essaie juste de te faire comprendre que tu peux trancher en arrêtant tout avec moi de suite, parce que tu aimes Richard
- Oui, tu as raison, c’est à moi de le faire, mais il faut aussi que j’en parle à Richard, savoir ce qu’il veut lui ;
- Oui, et tu vas pouvoir lui demander de suite ! dit elle en entendant que l’on sonnait à la porte.
Elle se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Richard était là, en train de fumer sa clope sur le palier. Il l’écrasa et entra.
J’étais arrivé entre temps et ne laissa pas le temps à Corinne de fermer la porte avant de lancer un :
« - Alors ?
- Alors quoi ?
- Non, Richard arrête, ce n’est pas drôle, raconte
- Et j’ai pas le droit à un petit bisou avant ?
- Si, si, lui dis je en l’embrassant, et maintenant raconte
- Et toi, Corinne ? un petit bisou ?
Elle s’exécuta
- bon alors tout c’est très bien passé ! Ta mère n’en revenait pas, tu as raison, elle avait les jambes coupées, comme elle m’a dit plusieurs fois
- oui, je reconnais bien son expression là
- Mais ce qui la tuait le plus, c’est que je lui annonce cela comme si de rien était. On a plus parlé de moi que de toi en fait
- Ah bon ? donc tu lui as dis que j’étais pas homo et elle a rien ajouté
- Ben si, deux trois questions, mais elle était vachement plus emmerdé pour moi qui était amoureux de toi et qui ne pourrait pas avoir ce que je veux puisque tu n’étais pas homo
- C’est trop ça, elle est trop ma mère quand même. Le matin elle remue ciel et terre pour prouver que je suis homo, tu lui dis que non, et hop c’est bon on passe à autre chose, mais si c’est moi qui le dit, je suis un gros menteur
- Ben tu l’es un peu quand même, je te rappelle, dis Corinne
- Oui, c’est vrai, mais bon, ça me gave quand même
- Attends, t’es pas content du résultat ? demandait Richard
- Si, mais elle m’étonnera toujours ! et elle a dit quoi pour toi
- Ben qu’il fallait que je me fasse une raison, son fils aimait les filles et qu’il fallait donc que je passe à autre chose, que moi aussi je ferai mieux d’aimer les filles
- De quoi elle se mêle, fis je
- Non, mais elle était sincère et gentille quand elle m’a dit cela, et je lui ai dis que j’aimais les filles, mais que j’étais tombé fou amoureux de Yahn et que c’était la première fois que je regardais un garçon ; et là elle m’a dit, tant mieux, cela veut dire que tu te cherches, c’est une passade, un caprice d’ado, et ça va me passer
- Un caprice d’ado… là aussi je reconnais ma mère ! Et ensuite tu es parti
- Non, on a parlé encore, mais bon, je me rappelle pas tout, elle m’a fait sa morale, je l’ai écouté, elle m’a flatté, complimenté
- Oui dragué quoi, fit Corinne
- Oui limite dragué
- Ben elle va pas me piquer mon mec, fis je en rigolant
- Enfin toujours est il qu’elle m’a avoué être soulagé que tu ne sois pas homo, tout en rajoutant pour ne pas me froisser, qu’elle n’avait bien sûr rien contre les homos
- Oui, bien sûr rien pourvu que son fils ne le soit pas, dis je
- Voilà, tu as tout compris et elle a bien vu que moi aussi j’avais compris, donc elle s’est sentie bien mal à l’aise et à changer de sujet en me demandant de venir te chercher pour manger !
- Alors ne faites pas attendre madame, dit Corinne
- Tu manges seule toi ? demanda Richard
- Oui, mais je m’en fiche
- C’est con, mais bon je vais pas t’inviter alors que je suis pas chez moi !
- Oui et moi, ma mère va faire la tronche si je t’invite au dernier moment
- Mais non, fit Richard, elle sera contente car cela confirmera ce que j’ai dis
- On voit que tu ne la connais pas, j’ai jamais invité quelqu’un à la dernière minute
- Y a un début à tout, regarde on en est l’exemple tout les deux !
- Ok, alors allons y, tu viens Corinne
- T’es sûr ?
- Oui Richard à raison.
Nous descendîmes les escaliers qui nous séparaient de mon appartement, et en entrant je lançais à ma mère sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit :
« Y a Corinne qui vient manger avec nous, cela ne te dérange pas ?
- Non, j’allais le proposer quand vous descendiez, on n’allait pas la laisser toute seule ! fit ma mère »
Je me dis que soit le discours de Richard avait marché du feu de dieux, soit elle voulait vérifier d’elle-même ses dires.
Nous allions donc passer à table, mes parents, Corinne, Richard et moi.
03:35 Publié dans Nouvelle 1 - Chapitre III | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 août 2006
Retour chez moi
Il était bientôt midi et je n’avais absolument pas envie de retourner chez moi, manger avec mes parents, peut-être avec Richard, sous le regard pesant de ma mère… Non, vraiment pas, mais en même temps, elle avait prévu la bouffe et la connaissant si je ne rentrais pas, ce serait encore la catastrophe interplanétaire pour elle.
En même temps, gérer un problème de bouffe le soir ou gérer un problème de sous entendu sur mon orientation sexuelle à midi, le choix était facile à faire.
J’étais allongé sur le lit, la tête dans mes pensées, Richard avait la sienne posée sur mon ventre, Corinne était partie prendre une douche.
Richard tourna la tête vers moi, et vit que j’étais bien loin dans mes pensées. Il remonta jusqu'à mon visage, se colla contre moi en passant sa jambe gauche sur la mienne. Sa main venait se poser sur ma poitrine, qu’elle caressait doucement. Cela me fit sortir de mes pensées :
« - Tu étais loin, me dit Richard
- Oh non pas si loin, juste en dessous, lui dis je avec un sourire
- C’est à dire
- Ben en dessous, chez moi, je pensais au repas de midi, j’ai pas du tout envie d’y retourner pour supporter à nouveau les questions
- Ben pourquoi, c’est pas plus clair dans ta tête
- C’ est à dire ?
- Je ne sais pas, j’avais l’impression que les questions de tes parents te gênaient parce que ce n’était pas clair dans ta tête, alors que maintenant, j’imaginais que cela allait mieux
- Mais c’est évident que dans ma tête, cela va mieux, je t’aime si c’est cela que tu veux savoir
- Oui c’est à cela que je pensais
- Oui mais cela n’empêche pas le fait que je n’ai pas envie d’avoir des questions de ma mère
- Alors répond lui
- Mais je lui ai répondu, ce n’est pas pour cela qu’elle va arrêter
- Non, répond lui la vérité
- Quoi ? mais tu es fou ?
- Non, tu seras plus serein
- Ah non, pas vraiment, si je dis à mes parents que je suis homo, cela ne va pas arranger les choses, au contraire
- Qu’en sais tu ? tu ne peux pas deviner leur réaction
- Mais si je peux, et je le peux très bien ! et je n’ai pas du tout l’intention de leur dire ! Tu vas le dire toi, à ta mère ?
- Si le sujet vient sur la table, oui je lui dirai, parce que c’est important pour moi qu’elle sache
- Je ne sais pas si c’est important mais je sais que tu as du courage moi, je ne peux pas leur dire
- Non ce n’est pas que tu ne peux pas, c’est que tu n’oses pas, et je ne te juge pas, je comprends aussi que cela soit difficile
- Oui, c’est clair, c’est même impossible
- Alors peut être peux tu profiter de ma présence, je peux t’aider aussi
- Mais non, je n’ai vraiment pas l’intention de leur dire
- Mais pourquoi ?
- Parce que je ne vais pas dire à mes parents que je couche avec un mec, ils n’ont pas à le savoir
- Mais c’est juste coucher ?
- Mais non tu le sais que je suis dingue de toi
- Alors ? tu ne peux pas parler d’amour avec tes parents
- Non pas de cet amour là
- Ok, alors tu vas être malheureux tu sais, de vivre dans le mensonge et les cachotteries
- Oui peut être mais je n’ai pas le choix
- Alors si tu veux te débarrasser du problème j’ai une solution
- Laquelle ?
- Je vais voir ta mère, lui explique que tu m’as dis ce qu’elle croyait sur toi et..
- Non, non, ce n’est pas à toi à lui dire quoi que ce soit
- Mais non, attend laisse moi finir, je lui dis qu’elle se trompe, qu’en fait, c’est moi qui t’ai dragué et que tu as refusé, n’étant pas homo, mais que par contre, tu tenais à notre amitié donc on est resté copain
- Oui, peut être
- Comme cela, devant tant de franchise de ma part, elle va me croire, et si un jour tu décidais de leur avouer, ce serait plus facile car tu pourrais leur dire qu’avec le temps, tes sentiments pour moi avaient changé, vu les miens.
- Oui, ben on en est pas encore là, mais ton idée est plutôt bonne, je pense que ma mère sera médusée par ta franchise, elle ne peut pas imaginer que tu puisses venir lui dire cela, pour elle quand on est homo, on en a obligatoirement honte, donc elle te croira, tu as raison.
- Alors, je veux le faire pour toi
- Mais quand et comment aborder ce sujet.
- Ben là c’est encore plus facile, je rentre seul chez toi
- Oui et ?
- Elle va me demander où tu es, je vais lui dire que je vous ai laissé tranquille avec Corinne car tu essayais de la draguer et que je ne supportais pas cela mais ne voulait rien empêcher, et là elle va me demander pour quoi
- Oui c’est sûr qu’elle va te demander, mais je ne sais pas si Corinne est la bien venue, elle va me chier une pendule après pour Sandrine, et puis faut voir avec Corinne pour savoir si elle est d’accord pour que je dise à ma mère qu’on est ensemble
- Oui elle l’est, fit Corinne en arrivant dans la chambre, j’ai tout entendu et je trouve cela super, et moi je suis ok
- Bon alors, on le fait dans le feu de l’action, parce que si on réfléchit trop, ça va devenir galère
- T’as raison dit Corinne, vas y maintenant
- Ok Yahn ?
- Vas Y… et On verra la suite.
00:21 Publié dans Nouvelle 1 - Chapitre III | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 août 2006
Amour à trois ( Partie II )
Les mains de Corinne passaient de mon dos à mes fesses et vice versa. Ma main caressait les fesses de Richard et descendait de temps en temps plus bas pour glisser jusqu'à ses couilles que j’attrapai délicatement et que je caressais du bout des doigts. J’aimais voir les frissons se dessiner sur le dos de Richard, attestant qu’il réagissait bien à mes caresses. Lui pendant se temps s’occupait de Corinne et à priori, s’en occupait même très bien au vu des petits gémissements qu’elle produisait au rythme de sa langue.
Je m’enlevai de la bouche de Corinne pour m’allonger sur elle, poussant de se fait Richard qui compris ce que je voulais faire. Il se mit juste derrière la tête de Corinne et me présenta son sexe en face de ma figure. Je ne pouvais pas refuser et le glissait dans ma bouche ; Dur et chaud comme la dernière fois, j’aimais cette sensation quand je le suçai. Je sentis la main de Corinne m’attraper le sexe et le diriger pour mieux la pénétrer. J’étais enfin à l’intérieur. Qu’elle douceur, sensation de prise total du corps de la fille. Le frottement de mon sexe au fur et à mesure de mes vas et vient me procurait de nouvelle sensation. J’aimais le sentir glisser à l’intérieur, et j’aimais également cette réaction de retrait qu’elle avait à chaque fois que je l’enfonçais jusqu’au bout, me laissant espérer qu’il était trop gros pour elle, j’étais fier.
Pendant ce temps, richard me tenait la tête et entrait et sortait de ma bouche à un rythme soutenu. Je sentais déjà monter en moi l’envie de jouir, et je me dis que j’allais tout gâcher, elle ne devait certainement pas être prête, on m’avait bien prévenu que les filles, c’était plus long.
Je ne savais pas comment faire, me retirer et attendre, au risque d’éjaculer quand même, continuer et venir rapidement au risque de lui déplaire, je n’en savais rien. Je sentis ses mains se poser sur mes fesses et augmenter le rythme de mes coups de reins. Je ne savais pas si cela voulait dire qu’elle avançait elle aussi dans le plaisir mais je ne pu m’empêcher de jouir, assez bruyamment je l’avoue, mais à la hauteur de mon plaisir.
J’avais arrêter de sucer Richard, ne pouvant plus rien faire d’autre que de redescendre de mon petit nuage, et lorsque j’ouvris les yeux, j’avais peur de voir le visage de Corinne déçu, mais il n’en était rien, au contraire, elle affichait un visage radieux et un large sourire, ne me confirmant pas forcément qu’elle avait joui mais surtout qu’elle avait apprécié ce que je venais de faire, et j’en étais fort content.
J’étais encore sur elle, appréciant tous les instants passés en elle, et je la vis prendre la main de richard et le diriger vers moi. Elle lui fit signe de s’allonger sur moi, se décalant sur la droite et du coup me retirant d’elle.
Richard compris ce qu’elle voulait voir, mais ne savait absolument pas si je le voulais ou si j’étais prêt. Je senti son sexe sur mes fesses se frotter, et compris moi aussi qu’il était temps pour moi de lui donner ce qu’il voulait.
Je me mis donc à quatre pattes, offrant ainsi mon cul à Richard, qui comprit par ces gestes que c’était le feu vert.
Il mouilla sont doigt et commença par me caresser l’anus avec. Je bougeai au rythme de ses caresses, sentant déjà mon sexe à nouveau se durcir. Corinne participa en mouillant également son doigt et en me l’enfonçant dans l’anus. Pendant ce temps, elle embrassait Richard. Ensuite elle se retira, et se glissa sous moi, la tête sous mes couilles et les jambes vers ma tête. Elle appuya un peu sur le bas de mon dos pour faire descendre mes couilles au niveau de sa bouche, qu’elle lécha délicatement.
Je plongeais ma bouche dans son sexe et reconnu le goût du sperme. Je la léchai, prenant soin de lui écarter les lèvres, pendant qu’elle me suçait maintenant.
D’un coup, une douleur violente me fit arrêter de la lécher et sortir un râlement qui n’avait rien d’un cri de plaisir. Richard avait enfoncé le début de son sexe dans mon anus. Il s’était de suite retiré sous mon cri, mais je lui demandai de continuer, pour ne pas qu’il se sente mal à l’aise. Je le fis sans réfléchir, car la douleur était assez forte et je crois que j’aurai bien voulu arrêter si cela n’avait pas été Richard.
Il recommença donc et me pénétra à nouveau. Je sentais son sexe entrer doucement dans mon anus, et la douleur était atténuée par le plaisir que me procurait Corinne de l’autre côté en me suçant durablement.
Richard allait doucement, pour ne pas me brusquer, ne pas me faire trop mal, même s’il sentait qu’en réalité, je dégustais. Quelques va et vient me firent oublier petit à petit la douleur, pour la remplacer par du plaisir. Je sentais en moi son sexe toucher quelque chose, au bord de mon anus, et cela me faisait un bien fou. J’appris bien plus tard que l’un des points G de l’homme étant la prostate, lors de la pénétration, ou lors d’un doigté, la prostate se trouve branlée et peut provoquer un orgasme important.
Je n’arrivais pas à me concentrer et à lécher en même temps Corinne, je préférais le doigté, histoire de connaître également cette sensation et la faire participer. Puis je la vis s’engouffrer un peu plus sous moi, j’avais maintenant ses genoux en face de mon visage, et je senti sa tête un peu après mes fesses. Je compris qu’elle devait être en train de lécher les couilles de Richard qui tapaient sur mes fesses. Il allait de plus en plus vite et de plus en plus fort dans mes fesses, et la douleur se mêlait avec un plaisir immense. Je sentais à nouveau monter en moi l’envie d’éjaculer mais j’espérai tenir jusqu’à ce que Richard vienne lui aussi. J’entendis Richard dire à Corinne de lui enfoncer un peu plus son doigt et je compris qu’elle avait glissé un doigt dans l’anus de Richard.
Richard lança un « Je viens » criant de vérité au moment ou je senti un violent coup de reins sur mes fesses. Je m’empressait de me finir avant qu’il ne se retire et je senti l’éjaculation dix fois plus forte que d’habitude. Je sentais son sexe à l’intérieur de moi et avait l’impression de pouvoir sentir la trajectoire de l’éjaculation. Richard bougeait encore un peu ce qui finissait mon plaisir. Je ne pu m’empêcher de retomber d’un coup sur le lit épuisé, entraînant avec moi Richard qui ne s’était pas encore retiré et me tenait par la taille. Corinne vient s’allonger juste à côté de moi, me sourit et m’embrassa en voyant mon visage serein. Puis richard m’embrassa sur la joue, et attrapa la tête de Corinne pour lui faire un smack. Corinne dit
« Alors ? En me regardant
- Je n’en peux plus dis-je
- Mais encore ? rajouta t elle
- C’était le pied ! je finis par lâcher, ce qui fit rigoler Richard
- Tu as aimé me faire l’amour ? dit elle
- Oui, et j’espère que je n’ai pas trop été maladroit
- Non, tu as été parfait, mieux que certains qui croient savoir tout faire !
- Merci, dis je en rougissant
- Je ne t’ai pas trop fait mal ? demanda Richard
- Je crois que j’ai plutôt crié de plaisir, lui dis je et je vis rougir Richard pour la première fois !
- Cool alors, dit elle, on recommence quand ? lança t elle avec un large sourire ?
- Ben pour moi c’est quand tu veux, dis je
- Moi aussi lançai Richard
- Allez, on va pas fatiguer les hommes, on verra ça une autre fois
- Ah, oui parce que si c’était de suite, c’est sûr que moi la j’suis vidé ! dis je
- Ah ben je croyais plutôt qu’il t’avait rempli ! dis Corinne
- T’es dégueulasses toi, dis Richard
- Je blague…
- En tout cas je n’aurai pas cru qu’une fille veule faire cela, dit Richard, et mette autant du sien !
- Oui moi non plus dis je
- Mais vous seriez étonné de savoir ce qu’une fille peut faire en sexe, elles ne sont pas si coincées qu’on veut le dire
- Oui on a vu, en tout cas moi, me retrouver au pieu avec toi et Richard, je peux mourir maintenant !
- Ah non pas de suite, je vais encore consommer, dis Corinne
- Oui et moi, je veux encore t’aimer, dit Richard
Je ne pu m’empêcher de l’embrasser pendant que Corinne faisait remarquer que c’était le monde à l’envers, la fille vulgaire et les mecs fleur bleue. On rigolait tous ensemble.
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26 août 2006
Amour à trois ( Partie I )
Richard me poussa pour que j’aille m’installer sur le lit, non pas que je n’en avais pas envie, mais il avait bien compris la trouille que j’avais. Lui se mit sur le fauteuil. A peine avais je posé mes fesses sur le lit que Corinne m’attrapa le coup et me ramena jusqu’à elle. Elle m’embrassa avec fougue, et je ne pu m’empêcher de l’enlacer. Sa main gauche était sur mon t’shirt au niveau de mon torse et sa droite autour de mon coup. Je ne savais pas trop comment la tenir et mes deux mains étaient timidement posées sur sa taille. Elle glissa sa main sous mon t’shirt et me caressa le torse. Nos langues se mêlaient, se démêlaient, s’entre mêlaient, bref jouaient ensemble aussi tendrement que possible. Elle enleva sa main de mon coup et pris la mienne pour la glisser sous son top. Je compris qu’elle voulait que je sois un peu plus entreprenant mais la situation avec elle s’était tellement accélérée vite, que j’étais un peu déphasé. Sa peau était douce, je lui caressais le ventre et remontait doucement vers sa poitrine. J’avais maintenant son sein droit dans la main et je sentais sous ma paume son téton se durcir. Ses seins n’étaient ni trop gros ni trop petit à mon goût, et j’aimais la sensation que cela faisait sous la main. Ma bouche descendait le long de son coup et je lui posais des baisers tout au long de son trajet. Elle pris le temps d’enlever son top et se retrouvait maintenant en soutien gorge blanc. Je continuai ma descente pour finir par embrasser son sein droit à travers le soutien gorge. Mes mains allèrent chercher la fermeture de son soutien gorge, dans le dos, mais mon inexpérience compliquait les choses et je n’arrivais pas à le défaire. Corinne souriait de la situation et regardait Richard, pour finalement lui faire signe de m’aider. Richard s’exécuta et dégrafa le soutien gorge de Corinne pour se rasseoir juste après. J’étais plutôt emmerdé pour Richard, car le laisser là à côté sans rien faire me paraissait vraiment peu sympathique pour lui. Mais lorsque je jetai un coup d’œil sur lui, je m’aperçu que cela n’avait pas l’air de le déranger, et même cela l’excitait plutôt vu la position qu’il avait prise et la situation de sa main sur son pantalon. Je pris le téton de Corinne dans ma bouche et le fit tourner autour de ma langue. Je ne m’imaginais pas que cela puisse devenir aussi dur, et je m’amusais de le téter, comme si j’attendais mon lait en retour. Corinne voulu me défaire le pantalon mais ma posture l’en empêchait. Fille toujours aussi volontaire dans ses gestes, elle me poussa et me bascula en arrière, jusqu’à ce que je me retrouve allongé sur le dos. Elle s’asseyait sur mes cuisses, et me déboutonna la braguette. Sa main se glissa sous mon pantalon et vint tenir mon sexe à travers mon caleçon. J’étais bien évidemment très excité par la situation mais je sentais que mon sexe n’était pas aussi dur et gros que je l’espérai. Elle le sortit du caleçon et le porta immédiatement à la bouche. Je senti sa langue sur mon gland, et ma bite s’enfonça complètement dans sa bouche. Je la sentis grossir à nouveau, et je fus rassuré. J’avais les yeux fermés, et je sentais le va et vient de la bouche de Corinne sur mon sexe. Quand j’ouvris les yeux, je vis que Richard était en train de se branler. Il était assis en face moi, les jambes écartés, le pantalon et le caleçon au pied, et il faisait un va et vient avec sa main droite sur sa bite, tout en nous regardant. Corinne sentit mon regard sur Richard et me glissa doucement dans l’oreille « après » pour me faire comprendre que Richard aurait le droit de participer, mais plus tard. Elle enlevait sa jupe et se recouchait sur le dos à côté de moi. Elle prit ma tête dans ses mains et l’amena sur son sexe. J’embrassais dans un premier temps sa culotte puis la baissait avec mes mains. Elle n’avait pas beaucoup de poils, qu’elle avait soigneusement épilé, et je fus surpris par la douceur de ses lèvres lorsque je déposais un baiser sur son sexe. Ma langue fouillait cet endroit pour la première fois, et j’avais un peu peur d’être maladroit. Mais au fur et à mesure de mes coups de langue, les jambes de Corinne s’écartaient un peu plus et je commençais à entre apercevoir ce que je n’avais vu qu’en photo pour l’instant, son clitoris. Je lui écartais les lèvres avec mes doigts et ma langue vint se poser sur son clito, ce qui fit pousser immédiatement un petit gémissement à Corinne, j’étais sur la bonne voie, me dis je. J’avais enlevé mon pantalon et mon caleçon et était à quatre pattes sur le lit, faisant bien attention d’offrir une vue plongeante à Richard, ce qui m’excitait on ne peut plus. J’avais dans la tête le regard de Richard me matant le cul et me regardant lécher Corinne, tout en se branlant, et j’avais la nette impression que c’était plus cela qui m’excitait que ce que j’étais en train de faire. Non pas que je n’aimais pas, mais je trouvais limite décevant ce petit bout à lécher et sucer, une petite mise en bouche bien moins excitant à mon goût que de sucer le sexe d’un mec. J’avais hâte d’une chose, prendre Corinne. Je vis Corinne amener sa main gauche à sa bouche, et mouiller son doigt avec sa langue. Je compris qu’elle allait descendre et prendre la relève de ma langue. Mais non. Ma surprise fut bien plus grande. Je sentis quelque chose me pénétrer dans l’anus, et compris bien vite que Corinne y avait glissé son doigt. Je ne pu m’empêcher d’avoir un petit retrait en réaction, mais Corinne s’empressa de le glisser à nouveau. Je ne savais pas si cette pratique était courante pour Corinne ou si elle s’adaptait à la situation, pensant me faire plaisir. Son doigt me fouillait et me pénétrait de plus en plus, et je ne pus m’empêcher d’émettre de petits râlements qui n’eurent d’effet que d’accélérer le mouvement du doigt de Corinne qui avait compris qu’elle me faisait du bien. Je me redressais et vint me positionner vers la bouche de Corinne qui comprit de suite ce que je voulais et pris mon sexe dans sa bouche. J’étais maintenant dans sa bouche, elle avait son doigt dans mon cul, et le va et vient que je faisais en elle, faisait également entrer et sortir son doigt de mon anus. Elle ouvrit les yeux et regardait Richard. Elle lui fit signe d’approcher, et lui fit comprendre avec sa main ce qu’elle attendait de lui. Il alla donc se placer entre ses jambes, sa bouche embrassa d’abord le sexe de Corinne et richard lui lécha le clito rapidement ce qui fit augmenter le rythme de Corinne qui me suçait de plus en plus vite. Corinne était allongée sur le dos, la tête relevée sur un oreiller, mon sexe dans sa bouche, j’étais à cheval au dessus d’elle, une main me tenant sur le mur l’autre caressant les fesses de Richard, faisant des vas et vient dans sa bouche, et Richard avait la tête entre les jambes de Corinne, à quatre pattes les fesses tournées vers la tête de Corinne. Chacun s’occupait de sa chacune, et je sentais le plaisir monter doucement. J’avais envie de lui faire l’amour, et j’avais également envie que Richard me le fasse… C’est ce que nous allions faire.
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25 août 2006
Deux garçons, une fille, trois possibilités
« - On peut faire autrement aussi
- c'est-à-dire dit Corinne ?
- Je te plais ?
- Quoi ?
- Je te plais oui ou non ?
- Oui dis Corinne mais je vois pas…
- Il te plait ?
- Qui Yahn ?
- Oui, mais oui mais où tu veux en venir là
- Ben toi tu nous plais beaucoup aussi
- Ah ok, là je viens de comprendre, tu nous proposerais pas un plan bizarre toi ? fit Corinne
- Pourquoi bizarre, ça peut être fun non ?
- Et toi Yahn, tu en penses quoi dit Corinne
- Euh, je sais pas moi, de toute façon moi je suis super gêné de la situation
- Oui, ça j’avais remarqué, dit Corinne
Attends, reste cool Yahn, dit Richard, c’est si tout le monde est d’accord qu’on peut envisager de le faire, uniquement on est ok tout les trois.
Oui, je sais
- Tu sais Corinne, fit Richard, ce serait une première pour Yahn, si on le faisait, donc ça peut être cool non ?
- Ben le fait de le faire à trois, tu m’excuseras, mais ce sera une première pour moi aussi, dit Corinne
- Non, je ne te parle pas de cela, de faire l’amour avec une fille, ce sera une première pour Yahn
- AH, ok t’es puceau ? demanda Corinne en se tournant vers moi
- Euh, ben oui mais
Non mais te justifie pas, moi aussi à ton age je l’étais, y a pas de souci. Bon Yahn, as-tu envie de coucher avec moi ?
- Ça me fait bizarre ta question comme ça, lancé. Ben oui, j’aimerai bien, tu me plais beaucoup depuis toujours tu sais
- Ouaouh, fit Richard, tu te rends compte Yahn ? tu lui as dit !!
- Oui, je viens de m’en rendre compte, dis je en souriant.
- Alors, je vous propose un truc, et c’est qu’à cette condition que j’accepte
- On t’écoute, dit Richard.
- Je veux bien faire l’amour avec Yahn, pour lui apprendre, et que toi Richard tu restes pour regarder, mais je me vois pas coucher avec les deux en même temps.
- Ben ça va être dur pour moi ! fit Richard, de vous voir devant moi sans pouvoir participer, ça va être chaud
- Tu auras le droit de t’occuper de toi ! dis Corinne en souriant
- Encore heureux, lança Richard
- Et moi, j’aurai le droit de l’aider ? fis je
- Ben, ça va faire trois ça si je sais bien compter, dit Richard
- Qu’est ce que tu ne veux pas exactement ? lui demandais je. Tu ne veux pas qu’on soit deux à te faire l’amour en même temps, tu ne veux pas que l’on soit trois, ou trois cela ne te dérange pas s’il y en a qu’un avec toi ?
- Je vois, toi tu aimerais m’avoir et avoir Richard en même temps, c’est ça ?
- Ben, c’est clair, que là, je ne saurais pas où donner de la tête
- Euh, je ne sais pas si c’est la tête qui marchera le plus à ce moment là, dit Richard en rigolant
- Et comment tu veux gérer cela toi ? me dit corinne. Tu n’as jamais fait l’amour et tu veux faire cela pour la première fois avec les deux en même temps ?
- Je sais pas, dis je on peut voir comment cela se passe ! je veux juste savoir si tu es ok pour que Richard vienne s’il en a envie, et qu’en même temps, il s’occupe de moi, ou je m’occupe de lui.
- Ecoute, moi, je suis ok, dis Corinne, je fais l’amour avec toi, mais j’ai aussi envie de faire l’amour avec Richard, mais pas en même temps. Mais ça, c’est pour l’instant. Peut être que dans le feu de l’action, je ne dirai pas non. Par contre, si vous voulez le faire ensemble, ça me gêne pas, peut être que cela m’excitera, qui sait ?
- Attend, ne t’imagine pas non plus que l’on se prend chacun notre tour ! dit Richard. On en est pas là, c’est pas non plus « village people » notre truc !
- Ah oui ? c’est juste je te fais du bien, tu me fais du bien alors ? dit Corinne
- Oui, voilà en gros c’est cela, mais y’a de l’amour, je te rassure, hein Yahn
- Oui, j’aime Richard, c’est clair, et je suis d’ailleurs prêt à aller plus loin pour lui
- Ben là Yahn, tu m’épates, fit Richard
- Quoi ? que je suis prêt à aller plus loin ?
- Non que tu le dises à Corinne surtout ! toi qui est si réservé habituellement
- Oui, mais là tu vois, on s’apprête à vivre quelque chose qui rapproche, non ?
- Oui c’est clair, mais bon, ça m’étonne quand même
- Et qu’est ce t’entend par prêt à aller plus loin, demanda Corinne
- A ton avis ? dis je, je suis prêt à lui offrir ce qu’il a envie de moi
- C’est beau ça, dit Corinne, tout du genre sado maso scato la totale ?
- Euh, non quand même dis je, mais si je dis cela c’est parce que je ne l’imagine pas intéressé par cela
- Oh tu sais, on est étonné des fois des gens qu’on croit connaître
- Oui, ben là je te rassure dit Richard, il me connaît, cela ne m’intéresse pas
- Donc pour parler clairement, tu as envie de te faire prendre par Richard
- Ben putain, toi t’es plutôt direct comme nana, dit Richard
- Oui, plutôt mais au moins, y a pas de sous entendu comme cela, on sait où on va. T’as pas envie de savoir toi, si tu peux te permettre de le prendre ?
- Ben si, ça m’intéresse, mais je pense qu’on aurait pu le savoir avec le temps, la pratique et tout ça quoi
- Oui, ben là, ne te plaint pas, je te le sers sur un plateau ! Alors Yahn ?
- Si Richard a envie de cela quand on couche ensemble, oui je suis prêt
- Non répond à ma question, fit Corinne
- Mais j’ai répondu
- Non, tu dis que tu es prêt à le laisser, mais je te demande si tu en as envie, si cela te plairait ?
- Oui, je crois que oui. J’en ai envie.
- Et si je suis là pour la première, ça te dérange ? demanda Corinne
- Euh, tu es là pour ma première avec une nana, donc tu peux être là pour ma première avec Richard, si il est ok bien sûr
- Je ne sais pas, dit Richard, faut voir comment cela se passe, mais je trouve que c’est important pour le partager comme ça
- Oui et pour me partager moi, ce n’est pas trop grave, dit Corinne
- Oui désolé, c’est pas malin ce que je viens de dire
- Non, ce n’est pas grave, c’est mignon, cela prouve que Yahn est important à tes yeux, moi je suis une fille tu sais, je suis fleur bleue.
- Yahn compte énormément pour moi. Je me demande même si avant lui, je savais ce que c’était aimer.. Je pense que je croyais, mais ce n’était pas ça
- Rougis pas Yahn, c’est beau ce qu’il vient de dire
- Ben oui, c’est beau, ça me touche, c’est pour cela que je rougis. J’ai envie de t’embrasser Richard.
- Me demande pas la permission, je suis à toi.
On s’embrassait, Corinne était là à côté, je l’avais oublié. Quand je relevai la tête, je la vis allongé sur son lit. Elle montra le fauteuil qui était juste à côté à Richard et tapota avec sa main à côté d’elle pour me faire signe de m’asseoir.
« - Et si tu m’embrassais, moi aussi, dit elle. »
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24 août 2006
Ma chambre est à vous
On descendait les escaliers de mon immeuble quand Richard lança un gros merde en se tapant sur la cuisse.
« - qu’est ce que tu as ?
- ben j’ai oublié Corinne, elle va me tuer !
- Oui c’est clair, mais attends on est juste à côté des boîtes, on va voir si elle est là
- T’es fou, si on fait ça, on est bon pour rester avec elle
- Ben s’il le faut
- Ah non, désolé, je l’aime bien, mais là, j’ai plus envie d’être avec toi dans le bois, qu’avec elle
- C’est vrai ?
- Mais oui c’est vrai, arrête d’en douter, fit Richard
- Ok alors, dans ce cas, on passe doucement vers les boîtes
- Y a pas un autre passage ?
- Euh non, pas vraiment, enfin y a la porte des caves, juste à côté
- Et ben on passe par là alors,
- Mais j’n’ai pas pris la clef et en plus y ‘a pas de sortie dans les caves
- Ben elle est comment ta cave ? on ne peut pas y rester ?
- Euh, oui on pourrait, on serait tranquille mais elle est crade je crois
- On va chercher la clef et on regarde ok ?
- Oui mais va falloir faire super discret pour prendre la clef, sinon ma mère va encore se poser des questions
- Ouiah, je sais pas si c’est une bonne idée finalement »
On entendit une voix juste à côté répondre à Richard
« - de quoi ? Qu’est ce qui n’est pas une bonne idée ?
- ah Corinne, t’es là fis je, non rien on discutait avec Richard
- Oui, j’ai vu mais de quoi ? de moi ?
- Mais non, répondit Richard
- Tu vois, fit Corinne, j’étais en train de partir, t’as failli me louper
- Ah ben tu vois, on a pas trop traîné, répondit Richard, en se disant qu’on aurait mieux fait d’attendre encore 5 minutes ou de continuer ce que l’on avait commencé sur le lit
- Bon, vous alliez où les garçons ? dis Corinne
- Ben on venait te voir ! fis je en regardant Richard qui n’en croyait pas ses oreilles de m’entendre dire cela
- Bon, mais moi j’en ai marre d’être là, vous venez chez moi ?
- Euh y a ta sœur ?
- Non t’inquiète, elle est parti jusqu’à demain se faire consoler chez sa copine delphine.
- Alors ok, on monte, fis-je »
Je senti un coup dans mon dos au moment où je disais cela, comprenant immédiatement le bonheur de Richard pour le changement de notre programme. Corinne passait devant et appelait l’ascenseur, mais n’étant pas là, pris la direction des escaliers. Elle montait les marches devant moi et je ne pouvais pas m’empêcher de lui regarder les fesses, qu’elle avait fort jolie d’ailleurs, et j’étais persuadé qu’elle le savait. J’imaginais son sourire en montant sachant qu’on devait être deux cons en train de lui mater le cul. Mais je compris que j’étais pour l’instant le seul à le faire, car Richard, à défaut de regarder celui de Corinne, matait le mien puisque je senti sa main se poser sur mes fesses et bouger doucement. Je le trouvai gonflé, mais j’étais content qu’il l’ait fait.
On arrivait à l’étage de Corinne, elle ouvrit sa porte, entra et se retourna juste devant nous.
« - Il me faut un droit de passage, dit elle
- Un droit de passage ? fis je étonné, bon alors ça c’est pour Richard »
Me tournant vers lui et le laissant passé, je lui dis :
- A toi l’honneur !
- Tu veux quoi exactement dit Richard en se tournant vers Corinne
Sans lui répondre elle montra sa bouche avec son doigt. Richard comprit mais ne s’exécuta pas.
- Ben alors, tu veux pas dit elle ?
- Et Yahn, il fait quoi ? pareil ?
- Euh je crois pas qu’elle y pensait, dis je
- Ben oui, justement, moi j’y pense, ajouta Richard
- Oui, d’ailleurs, il a qu’à commencer, dit Corinne en me tendant ses lèvres. »
Je regardai Corinne, puis Richard, qui me fit signe d’y aller. Mais j’espérai au fond de moi qu’il comprenait que ma question était plus, « est ce que je le fais, par rapport à nous que par rapport à elle ». Impossible d’en avoir le cœur net. Je décidai de l’embrasser, m’approchant et posant délicatement mes lèvres sur les siennes. Je fus surpris de sentir que sa langue essayait d’entrer dans ma bouche et j’eu un moment de recul en disant vers Richard :
« -eh, mais elle y met la langue !
- t’as pas besoin de le gueuler dans les escaliers me dit elle, qu’est ce t’as ? t’as jamais embrassé une fille ?
- Mais si mais, enfin, t’es avec Richard
- Ah bon ? fit elle en le regardant
Au moment où elle prononçait ces mots, je compris que depuis le début, elle nous faisait monter pour faire chier Richard, elle lui en voulait de quelque chose, et voulait lui faire payer. Mais cela ne semblait pas marcher car Richard souriait de me voir me sauver comme un lapin. Mais avec les paroles d’après, je compris qu’elle avait entendu beaucoup plus que ce que l’on croyait de notre conversation d’avant :
- ah mais oui, je suis bête, dit elle, tu préfères embrasser Richard, mais je te comprends, il embrasse super bien
- Ah quoi tu joues là, fis Richard énervé
- Moi, mais à rien de plus que vous dit elle
- Pourquoi tu dis cela alors
- Comme ça, tu sais, je fais souvent ce que j’ai envie. Et puis j’ai pensé que vous seriez mieux chez moi, que dans la cave toute pourrie non ? »
Là, c’était sûr, elle avait tout entendu. Je sentais mes joues rougir, je ne savais plus où me mettre.
- Mais arrête de rougir, dit elle, y a pas de honte à…
- Non, y a pas de honte, coupa Richard, alors tu me dis ce que tu veux exactement
- Ce que je veux ? que tu ne me prennes pas pour une conne. Ensuite, je confirme, ma chambre est la votre si vous voulez.
- T’es sérieuse là, dis Richard ?
- Oui, je suis pas une briseuse de couple, moi, et de n’importe qu’elle couple, je voulais que tu le saches.
- C’est sympa. Merci Corinne, et si cela ne te dérange pas, alors moi je veux bien. Et toi Yahn ?
- Ben, j’suis super gêné
- Faut pas, ma chambre est à vous dit elle en nous laissant entrer.
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23 août 2006
Envie de toi
J’étais allongé sur mon lit, la tête dans mes pensées. Je ne savais pas comment gérer le nouveau problème que j’avais, aimé deux personnes en même temps, un garçon et une fille, qui eux s’aimaient
Aussi de leur côté. En fait, je ne savais pas vraiment si ils s’aimaient, ce que je voyais surtout, c’est qu’ils s’embrassaient, qu’ils étaient ensemble, et que c’était plutôt assez tendre comme baiser.
Moi, je n’étais jamais sorti avec Corinne, je ne savais même pas si elle en avait envie, au départ Richard venait pour m’aider et maintenant c’est lui qui sortait avec. En revanche, entre temps, j’étais sorti avec Richard, j’étais complètement accro de lui, mais je ne savais pas ce que lui pensait réellement de tout cela, même s’il m’avait dit que je n’étais pas qu’une expérience pour lui … De toute façon, j’avais un moment pour penser à tout cela, puisqu’ils étaient ensemble en ce moment, et que cela m’étonnerait que j’arrive à les séparer comme ça.
Au même moment, la sonnette retentit. J’avais la flemme de bouger et je savais que quelqu’un d’autre allait le faire. J’entendis la porte s’ouvrir et ma mère dire « entre, tu connais le chemin »
A ce moment, je me mordis les doigts de ne pas être allé ouvrir car j’avais la mauvaise impression que c’était Sandrine qui attaquait à nouveau, et c’était vraiment la dernière personne que je voulais voir.
On frappa à ma porte de chambre, je dis d’entrer sur un ton un peu sec et énervé. J’entendis une voix dont je ne m’attendais pas me dire :
« - Je te dérange ?
- hein, ah c’est toi ? non entre Richard
- oui tu croyais voir qui ? Corinne ?
- Non, Sandrine en fait
- Ah oui, d’où le ton plutôt sec
- Oui voilà. Tu fais quoi ici, Corinne est rentrée ?
- Non, elle est encore en bas
- Ben alors ?
- Alors, t’avais l’air pas bien, et ça m’a fait chier, alors j’aimerai savoir ce qu’il en est ?
- Mais non, y a rien, t’inquiète, tu peux y aller
- Attends, si je suis monté c’est pour te voir et te parler, et si j’avais pas eu envie de le faire, je serai encore en bas
- Ok, c’est sympa mais tout va bien, je t’assure »
Richard vint s’asseoir à côté de moi, posa sa main sur mon ventre, mis l’autre sur ma nuque, me regarda dans les yeux et me dit :
« - Si tu as envie d’être seul, tu me le dis, si je dérange, tu me le dis, mais sinon, j’aimerai rester un peu avec toi maintenant
- non, tu peux rester, c’est gentil
- arrête de dire c’est gentil, je ne me sens pas obligé de le faire, j’ai envie d’être avec toi.
- Moi, j’ai envie de t’embrasser
- Alors, n’hésite pas j’attends que ça ! »
On s’embrassait tendrement, je m’étais redressé pour le faire, mais Richard me fit glisser à nouveau sur le lit pour se retrouver sur moi. J’avais tout son corps posé sur le mien, mais je ne sentais rien, il semblait léger comme une plume. Sa main s’était glissé sous mon pull et me caressait le ventre doucement, du bout des doigts. Il se redressa, continuant de me caresser :
« - Tu as eu des soucis avec tes parents ?
- Ben t’es devin toi ou quoi ?
Ses doigts étaient maintenant remontés sur ma poitrine, dessinant des O autour de mes tétons.
« Non mais j’ai bien vu qu’il s’était passé quelque chose. Raconte
- ben c’est simple, ma mère a dis à mon père que j’étais pédé, et mon père m’a demandé si c’est vrai !
- quoi ? qu’est ce tu me dis là ? sa main sortant de mon t’shirt d’un coup
- ben oui
- et tu me dis cela comme ça ? mais qu’est ce t’as fait, tu leur as dit quoi ?
- A ton avis ? j’ai nié bien sûr
- Mais pourquoi elle a dis ça ?
- Tu sais ma mère elle est très forte pour voir les choses avec moi, et mes yeux m’ont à priori trahi.
- Putain, ça fait chier ça, tu vas t’en sortir comment de cette merde
- Mais t’inquiète mon père me croit et ma mère je m’en tape et de toute façon si elle croit que c’est vrai, elle en aura tellement honte qu’elle ne va pas l’ébruiter
- Honte ? à oui je vois le genre ! mais elle va nous faire chier pour qu’on se voie maintenant
- Ben je pense oui, mais toute façon, on se voit au lycée.
- Oui mais moi je veux te voir en dehors, me dit Richard
- Ah bon ?
- Ben oui, tu crois quoi ? tu veux plus de moi ?
- T’es fou, lui dis je, moi c’est tout ce que je voulais, moi je t’ai… »
Au moment où les mots allaient sortir, je m’arrêtai immédiatement, comme si il était impossible qu’ils sortent.
- Oui ? tu quoi ? fit Richard qui avait bien compris le sens de ma phrase
- Non, rien, c’est ce que je veux, être avec toi
- Non, tu allais dire autre chose,
- Oui, mais tu as compris je pense
- Oui, mais j’aurai aimé l’entendre
- Arrête, c’est bon, ce n’est pas drôle de jouer avec ça
- Je ne joue pas avec cela. Pour preuve, si tu allais me dire que tu m’aimais, mais que tu as du mal à le sortir, ça me fait vraiment hyper plaisir, car moi, en réfléchissant depuis hier, je m’aperçois qu’il y a plus que de l’amitié entre nous, c’est de l’amour. Et moi je peux te le dire, je me rends compte maintenant que je t’aime…
Je buvais ses paroles, depuis le début de la phrase, j’attendais la fin pour l’entendre me dire Je t’aime…et il l’avait fait, il me l’avait dit, je ne pu qu’ajouter à mon tour
- Moi aussi tu sais je t’aime… énormément même.
Il se pencha à nouveau sur moi et on s’embrassait. Je le serrai si fort contre moi que j’aurai pu lui faire mal, mais ça le fit sourire. Il me caressait la joue, m’embrassait le front, le nez, le menton, les lèvres… que de tendresse dans ses gestes, rien à envier à une fille. Je me rappelai notre premier baiser, celui qu’il m’avait fait pour « voir » comme il avait dit, et ceux de maintenant… complètement différent. La distance qu’il avait mise dans le premier était à la hauteur de la tendresse qu’il y mettait maintenant. Je sentais son sexe se durcir sur ma cuisse au fur et à mesure que l’on s’embrassait, ce qui me faisait bien évidemment réagir de la même manière. Ma main lui caressait les fesses, elle s’était glissée dans son pantalon, il y avait juste la place pour, je ne pouvais pas laisser l’occasion. J’avais envie de lui faire l’amour, de l’embrasser de partout, le lécher, le sucer, m’offrir à lui, mais c’était impossible, nous pourrions être dérangé à tout moment. Ses mains se faisaient de plus en plus explicites et je du le freiner quand il dégrafait mon pantalon pour aller plonger sa main dans mon caleçon.
- tu ne veux pas ? me dit il, pourtant je sens que tu en as envie… et en touchant mon sexe dur comme du bois, oui je confirme, je sens vraiment que tu en as envie !
- Oui c’est clair, mais on ne peut pas, s’est trop risqué
- Allons au bois alors !
- Mais si on est pas seul là bas ?
- Je m’en fou, j’ai envie de toi !
- Ben là, je ne peux pas résister, alors on y va, je m’en fou si on nous mate, je les emmerde
- Oui, on trouvera bien un coin discret, y’en a non ?
- Oui à nous de ne pas faire de bruit
- Ok c’est parti alors !
02:17 Publié dans Nouvelle 1 - Chapitre III | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 août 2006
Richard amoureux
J’étais parti assez vite pour qu’ils n’aient pas le temps, ni l’un ni l’autre, de me répondre.
Mais revenons à la conversation que j’avais eu juste avant avec mes parents.
Mon père m’appelait et j’étais complètement pétrifié, sachant très bien le sujet de conversation que l’on allait avoir. Je cherchais comment j’allais faire pour esquiver les questions, mais l’appel de mon père se faisait de plus en plus insistant.
« Oui je suis là, mais je vais me laver là
- oui et bien cela attendra bien 5 minutes non ?
- ok, qu’est ce qu’il se passe ?
- Ta mère et moi discutions à ton sujet et nous n’arrivons pas à tomber d’accord
- Ah ? et je peux faire quoi moi ?
- Nous dire ton avis
- Mais à propos de quoi ?
- De ton copain
- Richard ?
- Oui.
- Et il a fait quoi Richard ? il ne vous plait pas ? pourtant il a été super correct je trouve
- Oui, de ce coté là il n’y a pas de problème, il est très sympa et bien élevé
- Alors quel est le problème avec lui ?
- Le problème, s’il y en a un, n’est pas avec lui mais avec toi
- Je comprends rien là, écoute papa, on ne peut pas poursuivre la conversation plus tard ? j’aimerai aller me laver
- Ok, tu vas te laver et tu reviens, on t’attend
- Mais c’est si urgent que cela ? parce que justement, Richard il m’attend en bas et je ne voudrai pas..
- Yahn, tu vas te laver et tu reviens ! me dit mon père sur un ton plus autoritaire
- Ok, vu que je n’ai pas le choix…
Je pris mon air ado incompris face aux parents super chiant, et ça je savais bien le faire et je pris la direction de la douche. Dans la salle de bain, je retournais le problème dans tous les sens, et fini par me convaincre, qu’ils n’avaient rien, juste des suppositions de ma mère qui pouvait se tromper, et qu’il suffisait que je joue l’offusqué pour avoir oser penser que j’étais pédé pour calmer le jeu.
Je devais la jouer fin, mais je me sentais un peu plus prêt qu’avant ma douche. J’enfilai un caleçon, mon pantalon, et me dirigeais vers le salon, le t’shirt à la main.
Mon père était assis dans son fauteuil, ma mère debout faisait les cents pas. On sentait qu’ils avaient continué la conversation pendant ma douche mais qu’à priori ils n’étaient toujours pas tombé d’accord, ce qui était plutôt bon signe pour moi.
Ma mère attaqua la première :
« - ce que voulait dire ton père tout à l’heure en parlant de « problème », c’est que je trouve ton attitude envers richard assez bizarre et équivoque.
- Quoi bizarre ? j’ai fait quoi ?
- Et bien je ne sais pas te l’expliquer exactement, mais je trouve que tu es, comment dire proche de lui
- Ben oui, je suis proche, c’est mon meilleur pote aujourd’hui
- Non, ce que veut dire ta mère, reprit mon père, c’est qu’elle s’est mis dans la tête que tu étais tombé amoureux de lui »
Et là ma carrière d’acteur passa du simple amateur jouant devant sa glace au professionnel devant une salle comble, j’étais robert De niro, ou Al pacino, un acteur né !
« Quoi ? Amoureux ? Mais c’est quoi ce délire ?? Vous êtes complètement à l’ouest tous le deux ?
- Yahn, tu restes correct, dis ma mère, nous ne sommes pas tes copains ! Non, je pense cela parce que tes regards, vos conversations, lui dans ton lit, j’ai un pressentiment, je sais pas, je suis ta mère, je le sens c’est tout.
- et bien désolé de te décevoir, MAMAN, mais tes talents de « madame Irma » sont à revoir. Je ne suis pas pédé, et le fait que tu puisses le croire me blesse vraiment, et je n’ai pas envie de continuer à discuter avec vous.
- Yahn, il ne faut pas te vexer, ta mère essaie juste de te traduire ses craintes
- et bien elle se trompe et ça me vexe quand même, maintenant je peux rejoindre mon pote ? tu sais celui qu’on est aussi en train de traiter d’homo ?
- Ne le prends pas comme cela yahn, dis ma mère, j’aimerai bien continuer la conversation si tu le veux bien
- non moi je n’ai plus rien à dire
- Ok Yahn, fit mon père, vas y, je vais parler à ta mère
- Mais non je ne suis pas d’accord, fit ma mère, j’aimerai
- Ecoute, si tu veux continuer cette conversation, fit mon père, ce sera à un autre moment, là il n’est plus réceptif et cela ne va aboutir à rien. »
Ma mère ne semblait pas convaincu par les paroles de mon père mais moi je les pris comme argent comptant et considérai que c’était son accord pour que je quitte la pièce, ce que je fis dans l’instant.
J’entendais ma mère continuer de parler à mon père, limite agressive, mais j’en avais assez entendu pour le moment et préférai m’éclipser rapidement pour ne pas risquer un rappel.. L’acteur avait été bon, mais il ne désirait pas revenir sur scène, non vraiment pas !
Je descendais les escaliers de mon immeuble, repensant à cette conversation qui laissait présager d’autres à venir encore plus emmerdantes. J’arrivais vers les boites aux lettres et compris ce que j’allais trouver.
Ils étaient donc en train de s’embrasser et après les avoir espionné un moment je remontais directement dans ma chambre, au risque de croiser mes parents, non sans dire à Richard que j’avais besoin de le voir.
Richard compris qu’il y avait un souci. Il ne savait pas si c’était le fait de les avoir surpris tous les deux en train de s’embrasser qui m’avait fait fuir, ou si j’avais un autre problème. Il dit à Corinne qu’il voulait remonter pour me parler un moment
« - Pourquoi ? Je croyais qu’il ne serait pas jaloux ? fit Corinne,
- Justement, il doit y avoir autre chose, j’aimerai bien savoir quoi
- Ça ne peut pas attendre un peu ?
- C’est mon pote, je sens qu’il a besoin de moi maintenant, pas dans une heure, tu peux le comprendre
- Oui je peux le comprendre, mais j’en ai un peu marre de passer après lui
- Et là, ce n’est pas lui qui est jaloux, mais toi ! et je te rappelle que tu m’as largement fait comprendre qu’on était pas ensemble, non ?
- C’est bon t’excite pas, va le voir ton pote
- Corinne, ne te vexe pas, je reviens dans pas longtemps. Je discute avec lui, et soit on redescend tout les deux, soit je viens seul ok ?
- Oui, mais je vais pas t’attendre deux heures non plus, donc si je ne suis plus là, tu frapperas à ma porte ?
- Ok ça marche. »
Richard l’embrassa et fit demi tour. Corinne l’appela en se levant et fonça vers lui. Elle l’embrassa à nouveau en lui demandant de l’excuser, ce qu’il fit immédiatement. Richard se demandait si Corinne ne commençait pas à s’attacher à lui, cela lui faisait plaisir mais lui posait problème aussi, car Yahn avait pris une autre dimension dans son cœur. Un truc qu’il n’aurait même jamais imaginer, et d’ailleurs il n’aurait jamais cru cela possible. Mais les faits étaient là pour le prouver, il était amoureux… amoureux de Yahn.
01:13 Publié dans Nouvelle 1 - Chapitre III | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



