23 août 2006

Envie de toi

J’étais allongé sur mon lit, la tête dans mes pensées. Je ne savais pas comment gérer le nouveau problème que j’avais, aimé deux personnes en même temps, un garçon et une fille, qui eux s’aimaient
Aussi de leur côté. En fait, je ne savais pas vraiment si ils s’aimaient, ce que je voyais surtout, c’est qu’ils s’embrassaient, qu’ils étaient ensemble, et que c’était plutôt assez tendre comme baiser.
Moi, je n’étais jamais sorti avec Corinne, je ne savais même pas si elle en avait envie, au départ Richard venait pour m’aider et maintenant c’est lui qui sortait avec. En revanche, entre temps, j’étais sorti avec Richard, j’étais complètement accro de lui, mais je ne savais pas ce que lui pensait réellement de tout cela, même s’il m’avait dit que je n’étais pas qu’une expérience pour lui … De toute façon, j’avais un moment pour penser à tout cela, puisqu’ils étaient ensemble en ce moment, et que cela m’étonnerait que j’arrive à les séparer comme ça.
Au même moment, la sonnette retentit. J’avais la flemme de bouger et je savais que quelqu’un d’autre allait le faire. J’entendis la porte s’ouvrir et ma mère dire « entre, tu connais le chemin »
A ce moment, je me mordis les doigts de ne pas être allé ouvrir car j’avais la mauvaise impression que c’était Sandrine qui attaquait à nouveau, et c’était vraiment la dernière personne que je voulais voir.
On frappa à ma porte de chambre, je dis d’entrer sur un ton un peu sec et énervé. J’entendis une voix dont je ne m’attendais pas me dire :
« - Je te dérange ?
- hein, ah c’est toi ? non entre Richard
- oui tu croyais voir qui ? Corinne ?
- Non, Sandrine en fait
- Ah oui, d’où le ton plutôt sec
- Oui voilà. Tu fais quoi ici, Corinne est rentrée ?
- Non, elle est encore en bas
- Ben alors ?
- Alors, t’avais l’air pas bien, et ça m’a fait chier, alors j’aimerai savoir ce qu’il en est ?
- Mais non, y a rien, t’inquiète, tu peux y aller
- Attends, si je suis monté c’est pour te voir et te parler, et si j’avais pas eu envie de le faire, je serai encore en bas
- Ok, c’est sympa mais tout va bien, je t’assure »
Richard vint s’asseoir à côté de moi, posa sa main sur mon ventre, mis l’autre sur ma nuque, me regarda dans les yeux et me dit :
« - Si tu as envie d’être seul, tu me le dis, si je dérange, tu me le dis, mais sinon, j’aimerai rester un peu avec toi maintenant
- non, tu peux rester, c’est gentil
- arrête de dire c’est gentil, je ne me sens pas obligé de le faire, j’ai envie d’être avec toi.
- Moi, j’ai envie de t’embrasser
- Alors, n’hésite pas j’attends que ça ! »
On s’embrassait tendrement, je m’étais redressé pour le faire, mais Richard me fit glisser à nouveau sur le lit pour se retrouver sur moi. J’avais tout son corps posé sur le mien, mais je ne sentais rien, il semblait léger comme une plume. Sa main s’était glissé sous mon pull et me caressait le ventre doucement, du bout des doigts. Il se redressa, continuant de me caresser :
« - Tu as eu des soucis avec tes parents ?
- Ben t’es devin toi ou quoi ?
Ses doigts étaient maintenant remontés sur ma poitrine, dessinant des O autour de mes tétons.
« Non mais j’ai bien vu qu’il s’était passé quelque chose. Raconte
- ben c’est simple, ma mère a dis à mon père que j’étais pédé, et mon père m’a demandé si c’est vrai !
- quoi ? qu’est ce tu me dis là ? sa main sortant de mon t’shirt d’un coup
- ben oui
- et tu me dis cela comme ça ? mais qu’est ce t’as fait, tu leur as dit quoi ?
- A ton avis ? j’ai nié bien sûr
- Mais pourquoi elle a dis ça ?
- Tu sais ma mère elle est très forte pour voir les choses avec moi, et mes yeux m’ont à priori trahi.
- Putain, ça fait chier ça, tu vas t’en sortir comment de cette merde
- Mais t’inquiète mon père me croit et ma mère je m’en tape et de toute façon si elle croit que c’est vrai, elle en aura tellement honte qu’elle ne va pas l’ébruiter
- Honte ? à oui je vois le genre ! mais elle va nous faire chier pour qu’on se voie maintenant
- Ben je pense oui, mais toute façon, on se voit au lycée.
- Oui mais moi je veux te voir en dehors, me dit Richard
- Ah bon ?
- Ben oui, tu crois quoi ? tu veux plus de moi ?
- T’es fou, lui dis je, moi c’est tout ce que je voulais, moi je t’ai… »
Au moment où les mots allaient sortir, je m’arrêtai immédiatement, comme si il était impossible qu’ils sortent.
- Oui ? tu quoi ? fit Richard qui avait bien compris le sens de ma phrase
- Non, rien, c’est ce que je veux, être avec toi
- Non, tu allais dire autre chose,
- Oui, mais tu as compris je pense
- Oui, mais j’aurai aimé l’entendre
- Arrête, c’est bon, ce n’est pas drôle de jouer avec ça
- Je ne joue pas avec cela. Pour preuve, si tu allais me dire que tu m’aimais, mais que tu as du mal à le sortir, ça me fait vraiment hyper plaisir, car moi, en réfléchissant depuis hier, je m’aperçois qu’il y a plus que de l’amitié entre nous, c’est de l’amour. Et moi je peux te le dire, je me rends compte maintenant que je t’aime…
Je buvais ses paroles, depuis le début de la phrase, j’attendais la fin pour l’entendre me dire Je t’aime…et il l’avait fait, il me l’avait dit, je ne pu qu’ajouter à mon tour
- Moi aussi tu sais je t’aime… énormément même.
Il se pencha à nouveau sur moi et on s’embrassait. Je le serrai si fort contre moi que j’aurai pu lui faire mal, mais ça le fit sourire. Il me caressait la joue, m’embrassait le front, le nez, le menton, les lèvres… que de tendresse dans ses gestes, rien à envier à une fille. Je me rappelai notre premier baiser, celui qu’il m’avait fait pour « voir » comme il avait dit, et ceux de maintenant… complètement différent. La distance qu’il avait mise dans le premier était à la hauteur de la tendresse qu’il y mettait maintenant. Je sentais son sexe se durcir sur ma cuisse au fur et à mesure que l’on s’embrassait, ce qui me faisait bien évidemment réagir de la même manière. Ma main lui caressait les fesses, elle s’était glissée dans son pantalon, il y avait juste la place pour, je ne pouvais pas laisser l’occasion. J’avais envie de lui faire l’amour, de l’embrasser de partout, le lécher, le sucer, m’offrir à lui, mais c’était impossible, nous pourrions être dérangé à tout moment. Ses mains se faisaient de plus en plus explicites et je du le freiner quand il dégrafait mon pantalon pour aller plonger sa main dans mon caleçon.
- tu ne veux pas ? me dit il, pourtant je sens que tu en as envie… et en touchant mon sexe dur comme du bois, oui je confirme, je sens vraiment que tu en as envie !
- Oui c’est clair, mais on ne peut pas, s’est trop risqué
- Allons au bois alors !
- Mais si on est pas seul là bas ?
- Je m’en fou, j’ai envie de toi !
- Ben là, je ne peux pas résister, alors on y va, je m’en fou si on nous mate, je les emmerde
- Oui, on trouvera bien un coin discret, y’en a non ?
- Oui à nous de ne pas faire de bruit
- Ok c’est parti alors !

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