11 août 2006

Les noisetiers

medium_noisetiers.2.jpg Je crois qu’on avait vraiment fait une avancée fulgurante dans notre relation depuis le jour où j’avais dormi chez Richard. J’étais à 100 000 lieues de croire qu’un jour, je pourrais être aussi proche de lui. La complicité qui nous unissait était pour moi sans faille, et je l’aimais tellement que j’étais prêt à partager la fille de mes rêves Corinne ;

 

Mais avant de partager, encore aurait-il fallut que je sois avec elle, et ça, ce n’était pas encore gagné.

 

On avait passé un bon moment à les attendre, dans la cage d’escaliers, mais sans succès ; Richard m’avait donc demandé de l’emmener vers ces fameux noisetiers où, à priori il se passait tant de choses. J’essayai de le dissuader car j’étais plutôt mal à l’aise quand je me baladais par là bas, non pas que ce soit le bois de Boulogne avec le risque de voir des gens à poil derrière chaque bosquet, mais il est vrai qu’on ne savait jamais ce que l’on pouvait trouver.

 

Je racontais à Richard, qu’un jour, voulant couper par les noisetiers pour prendre un raccourci pour aller chercher un copain, j’étais tombé sur un couple d’adultes, à un stade avancé de la chose… Je me rappelle qu’au début, je ne distinguais pas trop qui était où, leur corps étant sacrément mélangés. Ils semblaient s’être embarqués dans une position plutôt inconfortable pour l’espace qu’ils avaient pour eux. J’apercevais de temps en temps des fesses bien galbées et tellement belles, que j’avais stoppé ma route et m’étais planqué derrière un arbre. Mon étonnement fût assez important lorsque ces fesses se retournèrent et que je vis un sexe d’homme plutôt volumineux d’ailleurs. Je me rendais compte que je matais le mec depuis le début pensant regarder la fille. Je n’avais vraiment pas beaucoup d’expérience.

 

Cette anecdote fit bien rigoler Richard et il me demanda si j’avais changé mon regard d’objectif une fois avoir découvert mon erreur, et je lui confirmai avoir changé de position pour regarder la fille mais sans jamais lâcher ces jolies fesses qui faisaient des va et vient au dessus d’elle. Richard souriait et me pris par l’épaule, avec un large sourire il me montra la direction des noisetiers avec l’autre main et me fit comprendre qu’il était temps d’y aller.

 

On partait donc tranquillement vers le fond de la résidence, pour traverser la clôture et se retrouver vers ces noisetiers qui servaient de « frontière » avec l’autre résidence. Richard comprenait mieux en voyant le coin, pourquoi certaines personnes venaient ici ou s’arrêtaient pour passer un bon moment.

 

Les personnes qui avaient conçu ces résidences à l’époque avaient pensé à un petit coin de verdure, un reste de nature au milieu de béton. Ils avaient donc fait planter tout un tas d’arbustes, arbres et autres noisetiers, donc.

 

Au fil des années, les arbres un peu laissés à l’abandon avaient formé comme une mini forêt qui délimitait largement les résidences. Les enfants avaient ensuite fait leur besogne, comme tout enfant qui se respecte face à la nature, ils avaient cassé des branches et fait un passage que d’autres personnes ont utilisé par la suite. En septembre, c’était le lieu privilégié des enfants pour la cueillette de noisettes, de mai à Août, c’était le lieu privilégié des autres pour la cueillette de sensations fortes.

 

On arrivait donc dans ce petit coin de paradis lorsque Richard me fit signe qu’il avait vu quelque chose un peu plus loin. Il se dirigeait droit vers le coin où il semblait y avoir de l’activité mais je le stoppais net lui faisant signe de me suivre. On contournait certains arbres, passait au milieu des broussailles et arrivait dans un petit coin tranquille, que je connaissais de longue date, et qui donnait juste en face du lieu privilégié des ébats amoureux de beaucoup de couples.

 

Richard me fit un clin d’œil pour me faire comprendre qu’on était vraiment très bien placé. Je luis fit comprendre à mon tour que s’il voulait que cela reste une bonne place, il fallait être super discret.

 

Le couple était assez jeune entre 20 et 25 ans, la fille assez fine et de long cheveux noirs, le mec plutôt correcte, avec de belle courbe lui aussi. Ce que j’aimais bien regardé dans ces moments là, c’était les fesses des mecs medium_pose01n_b.jpgqui en pleine action étaient généralement bien galbée, ce qui me plaisait particulièrement. Je ne loupais jamais non plus, dès que la position me le permettait, de regarder les poitrines des filles qui bougeaient au rythme des coups de reins du garçon.

 

Je regardai Richard, qui ne loupait pas une miette du spectacle que ce jeune couple nous offrait. Il avait sa main dans sa poche et il me semblait voir qu’elle bougeait légèrement.

 

Le simple fait de croire qu’il se caressait en regardant le couple me propulsa dans une excitation deux fois plus intense. Au bout d’un moment, se sentant lui aussi observé, Richard me regarda et me sourit.

 

Il me fit un clin d’œil comme pour me remercier de ce qu’il voyait mais je ne voulu pas comprendre cette signification. Pour moi, ce clin d’œil voulait dire,  je suis bien, mais je pourrai être encore mieux, aide moi.

 

Je ne sais pas ce qu’il m’a pris à ce moment là, mais dans le feu de l’action et surtout de l’excitation, ma main se posa sur son pantalon, au niveau de son sexe.

 

Il me regarda, d’abord étonné, puis me pris la main pour la posé délicatement à côté. La douceur de son geste me fit dire qu’il n’était pas énervé par mon comportement ce qui me donna assez de courage pour recommencer.

 

Avec plus d’audace, ma main se posa à nouveau au même endroit et je senti cette bosse dure sous ma paume de la main qui prouvait l’état de Richard.

 

Il n’avait pas enlevé ma main, ne me regardait pas, et continuait de mater le couple, comme si de rien était. J’entrepris donc l’impensable il y a encore quelques minutes, je déboutonnai sa braguette et passai la main dedans.

 

J’étais à la fois surexcité de ce que j’étais en train de faire mais aussi effrayé à l’idée que cela puisse changer quoique ce soit entre nous. Je m’en voudrais toute ma vie si ce geste détruisait notre complicité ou me le faisait perdre à jamais ;

 

Richard ne disait rien, continuait à ignorer ce que je lui faisais, je me dis donc que soit il attendait plus, soit cela ne le dérangeait pas, j’allais donc continuer.

 

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