05 août 2006
Que faire?
Je ne savais pas comment faire pour être le plus calme possible pour l'accueillir. Je ne voulais pas qu'il sente ni ma peur, ni ma joie d'être là, je voulais juste qu'il me trouve comme d'habitude. Il entra dans sa chambre et fût étonné de me voir. Il était avec un copain à lui, que je ne connaissais pas.
- Tu as pu venir alors? Cool comment tu vas?
« - ça va, oui mes parents ont été cool pour une fois ? Je te dérange ?
- Déconne pas, j’suis content de te voir, je te présente Samir, c’est un pote du quartier, Samir, c’est Yahn, mon super pote du Bahut.
- Salut Samir »
J’étais un peu gêné d’être là car on aurait dit qu’il ne m’attendait pas vraiment, comme s’il avait prévu tout sauf de me trouver ici. Mais avec le temps, l’atmosphère était de plus en plus cool et je trouvais Samir finalement super sympa. On déconnait pas mal, on parlait de fille, ce qu’on aimait faire, moi c’était plus du domaine du fantasme mais j’allais pas leur dire, eux cela avait l’air vraiment vécu, et je me sentais à des années lumières de leurs expériences.
Samir avait 16 ans, d’origine algérienne, mais je pense métissé, il avait une belle gueule et semblait vraiment baraqué. Je sentais qu’avec Richard, ils étaient très proche, et j’en étais limite jaloux car cela me montrait que j’avais encore du chemin à faire avant d’être à la même hauteur que lui dans son cœur.
D’après ce que je compris, Richard était sorti avec sa sœur et la première fois qu’ils se sont vus, Samir venait casser la gueule à Richard car il venait de larguer sa sœur. A priori, richard avait su se défendre et convaincre Samir que la sœur en question, n’était pas non plus pour rien dans la séparation. La conversation devint vraiment chaude dans tous les sens du terme quand Samir demanda à Richard jusqu’ou il était allé avec sa sœur. Ce con, au lieu d’édulcorer un peu leur relation, il l’a fit limite passer pour une salope, et Samir n’était vraiment pas prêt à entendre cela. Il le regarda droit dans les yeux et lui dit
« - Richard, si t’étais pas mon pote et si je ne te connaissais pas comme je te connais, je te défoncerai la gueule, mais là j suis dégoutté, je rentre
- déconne pas, Samir, c’est toi qui m’a demandé, laisse tomber on change de sujet ?
- Non, je me casse, en plus ça à l’air de plutôt plaire à ton pote ton récit et moi ça me chauffe sérieux »
En même temps qu’il dit cela, il montra mon jeans et la déformation provoquée par la conversation, et je me tapa la honte grave. Richard me regarda et eu un large sourire, puis se tourna vers Samir et essaya de le rattraper, sans y arriver. Samir claqua la porte.
« T’es con toi aussi de bander comme ça !
ben tu m’excuseras mais c’est pas des choses qu’on contrôle comme ça !
C’est clair » fit Richard mort de rire.
On continua a déconné pendant un moment sur le sujet et richard s’amusa en me regardant et me fit remarquer que les filles ne devaient pas s’ennuyer avec moi, vu la bosse que j’avais. J’étais super gêné.
Petit à petit, je compris qu’on allait être seul pour la soirée, et même pour manger, et j’étais super content. Il me dit que c’était souvent comme cela car sa mère travaillait le soir.
« Bon, on se fait un apéro ? tu veux une bière ?
- euh, tu sais, je bois pas d’habitude, ça va me déchirer ?
- t’as jamais goutté ?
- non
- T’inquiète tu risques pas d’être péter avec une bière et puis c’est cool si c’est moi qui t’offre ta première, alors ?
- ben oui je peux pas refuser ! »
Il alla la chercher dans le frigo pendant que je me levais de son lit. A peine arrivé dans la chambre les deux bières à la main, il vit mon sac.
« - c’est vrai, il faut qu’on t’installe pour ce soir !
- ah oui, je dors où ?
- dans mon lit »
en voyant ma tête face à sa réponse, il éclata de rire et rajouta
« - mais non t’inquiète je déconne, je vais pas te violer, t’es pas mon genre ! pas assez femme pour moi, t’es con, j’suis pas pédé quand même ! non je te disais justement qu’il fallait qu’on t’installe, il faut qu’on gonfle le matelas. »
Il m’avait un peu énervé avec sa réflexion « t’es pas mon genre » il croyait quoi ? que je venais pour me faire sauter ? Et puis le simple fait de penser cela me fit sourire car je ne savais même pas moi même ce que je voulais.
« - Pourquoi tu souris ? tu penses à quoi ?
- non rien, il est où ton matelas ?
- Non dis moi d’abord, c’est quoi qui te fait rire ?
- Mais rien je te dis t’inquiète ?
- Tu me croyais pédé ?
- Mais non pourquoi tu dis cela ?
- Je sais pas, y a des fois quand tu me regardes j’ai des doutes.
- Des doutes ? mais des doutes sur quoi ?
- Non je sais pas, j’ai vraiment l’impression de lire des trucs dans tes yeux des fois qui me font peur.
Là, c’était vraiment pas comme je l’avais prévu. On ne devait pas arriver à cette conversation comme cela. Pas si tôt, et pas venant de lui. Non, c’était nul, il fallait que je m’en sorte. Mais sans me griller et surtout en pouvant revenir sur le sujet plus tard. Mais il fallait que je dise quelque chose, et vite car le regard de richard changeait et je me voyais bien en train de chercher un bus dans 5 minutes pour rentrer chez moi.
Mais que faire ? que dire ?
J’étais bloqué.
11:45 Publié dans Nouvelle 1 - Chapitre I | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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